EXPOSITION DES ARTISANS ÉMÉRITES

au Salon des métiers d'art du Québec

6 décembre 2019 - 22 décembre 2019

BERNARD CHAUDRON

Il est difficile de résumer l’œuvre d’un artiste aussi prolifique que Bernard Chaudron. Nous pourrions le résumer ainsi : indépendance, harmonie et travail constant.

Il a créé de nombreuses pièces sculpturales de bronze et d’aluminium, dont une installation à la station de métro Côte-des-Neiges, à Montréal.

Artisan du métal pendant plus de 50 ans, il a obtenu ses lettres de noblesse grâce à une production variée jouissant d’une grande renommée : poterie d’étain, objets utilitaires et décoratifs, bijoux, médailles, trophées, sculpture, murales et pièces uniques.

L’Atelier Chaudron est toujours situé dans le village de Val-David. La tradition et le savoir-faire Chaudron se poursuivent avec Antoine Chaudron qui y a pris la relève depuis maintenant 25 ans.

« … Un objet d’art, marqué du sceau de son créateur, créé et produit, selon ce qu’il est, ce qu’il exige et ce qu’il aime ... » Ainsi les produits Chaudron sont devenus au cours des ans, synonyme de qualité et de raffinement.

OEUVRES EXPOSÉES

                                                     

                                   SCULPTURE EN BRONZE (1968)                        VASE (2000)                                                PENDENTIF (1975)

                                                     Matériau: bronze                                    Matériau: étain poli                              Matériaux: bronze plaqué argent et résine

                                                      Valeur : 500 $                                          Valeur: 235 $                                                  Valeur: 200 $

ROSIE GODBOUT

 

Née à Toulon en France, c’est en 1967 que Rosie Godbout choisit d’émigrer au Canada. Dix ans plus tard, elle abandonne l’enseignement afin de se consacrer entièrement à une nouvelle carrière orientée sur la pratique de l’art textile et du tissage.

En 1993, la pièce Métissage valait à l’artiste de remporter, pour une deuxième fois, le prestigieux Grand Prix des métiers d’art du Québec. Dès lors, contrairement à toute logique, elle délaisse le tissage pour se concentrer sur une autre méthode de création textile, peut-être la plus ancienne que connaisse l’humanité, le feutrage. Séduite à la fois par l’extrême simplicité et la flexibilité du procédé, en un mot par la totale liberté que cette technique laisse au créateur textile, elle choisit de prendre le contre-pied des tendances actuelles et fait le pari de tourner le dos aux solutions high tech pour se concentrer sur le feutrage, procédé franchement low tech, voire archaïque.

Depuis trente ans, les créations signées Rosie Godbout s’offrent aux regards des publics d’Amérique du Nord et d’Europe, où leur caractère hybride et métissé ne cesse d’étonner et de séduire, car il questionne, dans un langage textile éloquent, les rapports subtils qui lient la tradition et la modernité. Quelle portion de notre héritage vestimentaire ancestral continue à nous interpeller ? À quelles nouvelles évocations mythiques les excroissances du vêtement moderne nous renvoient-elles ? À quels matériaux et à quelle dynamique graphique pouvons-nous dorénavant en appeler afin de réactualiser et créer une ornementation vestimentaire qui soit résolument contemporaine ?

Crédit photo: David Bishop Noriega

OEUVRE EXPOSÉE
 
         

KATMANDOU (2012)

Matériaux: laine mérinos, voile de soie, soie

Valeur : 1125 $

Crédit photo: David Bishop Noriega

EVA LAPKA   

La céramiste Eva Lapka est originaire de Tchécoslovaquie où elle a effectué toutes ses études.La céramique et la sculpture ont toujours été ses moyens d’expression privilégiés. Ses œuvres ont été fréquemment exposées en Amérique du Nord et en Europe et font partie de nombreuses collections. « J'ai toujours conçu le processus créatif comme une chaîne d'impacts inter reliés, d'émotions, de décisions, de doutes et de certitudes. Dans ma pratique, j'ai l'impression de marcher entre la lumière et l'obscurité… j’ajoute ou supprime de la clarté et des ombres pour provoquer le dialogue et la complicité entre mon œuvre et le spectateur… Mon œuvre est le reflet de ma participation consciente à la vie, miroir couvert d'un rideau de velours qui en atténue l’image et laisse place à l'interprétation personnelle ».

Crédit photo: Josef Lapka 

OEUVRE EXPOSÉE

HOMMAGE À FRANK GEHRY (2019)

Matériaux : grès, glaçure, plexiglass, métal

Dimensions :   H.- 65 cm, L. – 36 cm

 Valeur :     5000.00 $

Crédit photo: Josef Lapka

GOYER BONNEAU

Une histoire en trois dimensions ou se conjuguent recherche conceptuelle et recherche technique. Un travail d’équipe qui allie la liberté créatrice, la signifiance du design et la maîtrise des arts appliqués.

Notre méthode de travail et notre démarche créatrice en architecture d’objet céramique est basé depuis plus de 45 ans sur le dessin autant conceptuel pour la recherche des formes que technique pour la réalisation de prototypes.

C’est une remise en question des traditions attachées à l’objet de table; une interrogation sur la matière et les formes et leur transformation en signes. Un design d’objets en céramique d’une discipline formelle rigoureuse mettant aux prises la logique et l’imagination. Double exigense de la créativité lorsqu’un objet fonctionnel devient sculpture par sa forme et révolutionnaire dans son contexte naturel.

Nous croyons que même dans un petit atelier; il est possible de réaliser et produire des oeuvres de très grande qualité et de les offrir à un grand nombre de personne.

Les céramiques Goyer Bonneau sont présentes dans de nombreuses collections; elles sont exposées et distribuées à l’échelle internationale.

Crédit photo: Alain Bonneau

OEUVRE EXPOSÉE

FRENCH PEA SOUP (SOUPIÈRE) 

1979 RÉÉDITÉE EN 2011

Matériaux: Porclaine anthracite, poignée en laiton

Dimensions : H.16cm; D.28cm
Valeur: 1,200 $
Cette soupière au fond arrondi se tourne et se penche aisément... Les pois qui l’ornent rappellent l’expression populaire à Montréal « French pea soup ».
Sélectionnée par Campbell Museum du New Jersey, Etats-Unis, pour l’exposition Soup Soup beautiful Soup de 1983 à l985, ainsi que par le Musée des beaux-arts de Montréal pour l’exposition Bon appétit ! Arts de la table au Québec aujourd’hui 2018-2019
Collection: Musée national des beaux-arts du Québec

Crédit photo: Alain Bonneau

 michèle lapointe

Michèle Lapointe est originaire de Montréal. Elle est connue pour ses œuvres intégrées à l’architecture et à l’environnement. Tant dans ses œuvres d’art public que dans ses installations en galerie, sa démarche s’articule autour du temps qui passe, de la mémoire du lieu, de la fragilité de l’être et le verre y est omniprésent.

Son travail a été présenté au Canada, aux États-Unis, en Corée du Sud, en Belgique et en France, où elle donné une classe de maître. Elle a participé à la Biennale internationale du lin de Portneuf et au Symposium international du verre de Vannes-le-Châtel (France). Ses créations font partie de nombreuses collections dont celles du MBAM, du MNBAQ, du MusVerre en France et du MMAQ.

Elle est membre émérite du CMAQ et en 2018, elle est lauréate du prix Jean-Marie-Gauvreau pour son oeuvre Mettre la tête où l’on pense. En plus de son travail de création, Michèle Lapointe fait partie de l’équipe Espace verre. Elle y enseigne depuis 1989 et elle a siégé à son Conseil d’administration de 1995 à 2002.

De 2013 à 2015, elle a travaillé en tant que spécialiste en arts visuels et métiers d’art au ministère de la Culture et des Communications pour la Politique d’intégration des arts à l’architecture.

Crédit photo: René Rioux


OEUVRE EXPOSÉE

            

 LA CHIMÈRE DES ENFANTS SAUVAGES (2013)

Dimensions: hauteur 43 cm – diamètre 23 cm  

Matériaux: Verre

Crédit photo: René Rioux          

LOUISE LEMIEUX BÉRUBÉ

Louise Lemieux Bérubé est née à Montréal au Québec.  Elle est une pionnière reconnue pour son utilisation novatrice des techniques Jacquard pour le tissage. Bérubé est diplômée de l’Université du Québec à Montréal en histoire de l’art. Elle a aussi étudié le tissage Jacquard au Rhode Island School of Design aux États-Unis, ainsi qu’en France, avec les créateurs du logiciel Pointcarré.

Bérubé a toujours été fascinée par le travail des artistes, de tous les domaines. On peut le constater dans un bon nombre de ses créations textiles, dont la série sur la danse contemporaine. Bérubé représente la vie, le genre humain et la nature de multiples façons. Les techniques qu’elle a développées lui permettent d’utiliser et de manipuler ses photographies pour réaliser les effets recherchés et les transformer en un textile tissé.

Louise Lemieux Bérubé a exposé son travail dans les grands centres sur plusieurs continents. Ses œuvres  font partie de collections publiques, telles que l’ambassade du Canada à Londres, le Deutsches Technikmuseum à Berlin, la Place des Arts à Montréal, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, le Musée des Maîtres et Artisans, parmi d’autres, ainsi que dans de nombreuses collections privées.

Lemieux Bérubé a cofondé le Centre des textiles contemporains de Montréal qu’elle a dirigé durant 22 ans et où elle a enseigné à des étudiants et des stagiaires de partout. En tant que conférencière ou exposante de son travail, elle a voyagé à travers le monde.

Elle est l’auteure du manuel Le Tissage créateur qui s’adresse aux tisserands de tous les niveaux et l’auteure américaine, Carole Greene, a écrit avec elle sa biographie, sous le titre En déroulant la trame.

Elle a reçu en 2012 la médaille de Chevalière de l’Ordre national du Québec et en 2015 celle de l’Ordre du Conseil des arts et des lettres du Québec. En 2017, la Ville de Montréal lui accorde le titre de Bâtisseuse de la Cité.

Crédit photo: Denis Bouvier

OEUVRE EXPOSÉE

LA COURSE  #2 (2011) - Sur les glaces du Labrador

  • © Louise Lemieux Bérubé / SOCAN (2019) 

 Sarah Chase et Kathy Casey

Tissage Jacquard, 149 x 216 cm

Matériaux: coton, acier inox, lin, laine, cuivre , prix: 8,000 $ 

Crédit photo:  Louise Lemieux Bérubé

MIREILLE RACINE

Depuis 1980, je m’intéresse  particulièrement aux chapeaux. Je les invente ou les reconstitue pour qu’ils vivent de la rue à la scène en passant par la piste du cirque. Je les expose dans les musées, les boutiques et les galeries d'art du Québec et de l'étranger. J'enseigne leur fabrication et raconte leur histoire. Une de mes créations a reçu le premier prix du concours du Musée du chapeau de France en 1995.

Des études en arts visuels m'ont permis de développer une démarche dirigée vers la sculpture et la mise en espace des matériaux de chapellerie : les chapeaux se transforment en oiseaux ou en fleurs, les rubans participent à l'élaboration d'une murale et les moules de bois deviennent des livres d'artistes.

Guidée par la mémoire des outils et des matériaux anciens, des habitudes vestimentaires et des histoires de vie, je présente un travail qui prend la forme de pièces murales, de cabinets de curiosités, de livres d’artistes, de sculptures et d’installations diversifiées. Les techniques de construction textile rassemblent ce corpus de recherche qui témoigne de ce travail évolutif, jamais loin des chapeaux, en constante transformation.

La transmission des savoirs, l’interprétation personnelle et poétique de ce qui m’entoure et l’actualisation d’un métier devenu rare demeurent mes sources de motivation, nourries par le désir de transgresser les frontières et de détourner les objets.

Inspiré par un récent séjour au Japon, mon travail prend davantage une forme minimaliste, où le vide évoque le vivant et où les formes s'épurent. Les  notions de Mu et de Wabi sabi donnent lieu à la sobriété, à l'émotion dans les traces et à l'esthétique dans l'imperfection.

Toujours avec les textiles, je conçois des installations et événements de médiation, réalisés avec la participation du public et avec l'appui d'organismes tels la Maison des métiers d'art de Québec, le Musée national des beaux-arts du Québec, le Ministère de l'Éducation et, dernièrement, le Centre d'hébergement d'urgence Jean Quarré à Paris

OEUVRE EXPOSÉE

    

 CUEILLETTE  (2014)

  • © Mireille Racine / SOCAN (2019) 

Matériaux: feutre, soutache, ornements de chapellerie

Valeur : 900 $

LISETTE SAVARIA

Lisette Savaria vit et travaille à Mirabel dans les Laurentides. Après plus de 50 ans de carrière, son œuvre est reconnu tant au Québec qu’au Japon. Porcelainière, Lisette Savaria a honoré l’art de la terre.

Après des études à l’École des arts appliquées à Montréal, elle poursuit en France un perfectionnement à la Manufacture nationale de Sèvres et à l’École nationale des beaux-arts de Paris.

On retrouve ses œuvres dans de nombreuses collections privées et publiques, entre autres au Japon à la Délégation du Québec à Tokyo, les collections Nishii; Senyu Corporation et Nissin Food Products; en France à la Manufacture nationale de porcelaine de Sèvres, à la Mairie de Paris; en Ontario  au ROM et au George R. Gardiner Museum of Ceramics; au Québec, dans les collections Claridge, Bell Canada, SNC Lavallin.

Dans ma recherche du vrai, du beau, je suis sensible aux univers de la lumière, du vivant et du mouvement. Tout au long de ma carrière,  j’ai privilégié le dialogue avec  la matière. Porcelaine, verre et métal  sont les matériaux que j’utilise pour explorer les thèmes que la vie me suggère. Le plus récent  me fut proposé en 2015 par  Suzanne Mireault  auteure de Bonheurs des chevaux.  J’ai  entrepris de créer 50 œuvres artistiques dont les reproductions seront intégrées à ce recueil de  poèmes. (Voir œuvre : 8 juillet ’96; Cheval protecteur). À venir : Exposition - solo – lancement en 2020.

Ce projet m’a permis d’enrichir ma  sensibilité, d’ouvrir mon regard avec une acuité renouvelée pour la gente équine et d’en explorer le lien.   Ayant le champ libre de puiser dans mes connaissances techniques acquises depuis toutes ces années, mes mains  et mon cœur ont  pu reconnaître et transformer en tableaux texturés, en sculptures porcelaine-métal, en formes inspirés par des strophes.

Je suis comblée de poursuivre encore et toujours la création qui donne un sens à ma vie.

Crédit photo: Alain St-Cyr

 OEUVRE EXPOSÉE

  CHEVAL PROTECTEUR SOUS L'ARBRE   (2015-2018)

Matériaux: porcelaine colorée  et métaux

Dimensions: 176 x 38 x 51cm

Valeur : 13 000 $

Crédit photo: Érik Leclair

8 juillet ’96; Bonheur de chevaux

Mon corps n’est plus que douleur.

La jambe gauche à

la hanche, jusqu’au gros orteil.

Mes os se tordent.

Mon ventre hurle.

Je suis douleur.

Je m’allonge sous un gros arbre

et  m’enroule dans une couverture de cheval,

pleine de poils,

qui piquent.

Je m’endors paisiblement.

Beaucoup plus tard,

Je monte sur mon cheval.

Je fais de la gymnastique douce.

Je touche les oreilles du cheval.

Je touche la queue.

Doucement! Tout doucement!

Mon cheval, Sea Breeze,

est immobile.

Elle contient ma douleur.

Je m’attache à son cou

pour ne pas fuir dans le vide.

Immobiles,

toutes deux.

Je respire

Elle respire.

Et la douleur

Qui s’évanouit!

Unis dans un moment

d’éternité!                                             

Auteure : Suzanne Mireault

 MAURICE SAVOIE

Maurice Savoie est considéré comme l’un des chefs de file de la création céramique québécoise et canadienne contemporaine. Ses oeuvres réalisées pour le pavillon du Québec à l’Expo 67 ont été particulièrement appréciées pour leur fraîcheur et leur poésie. Son enseignement a influencé plusieurs générations d’artistes et son travail a été admiré dans plus de 100 expositions relativement à des oeuvres qui tirent leur inspiration de la mythologie et de la magie.

Maurice Savoie a été récipiendaire de récompenses de prestige tels le Prix Paul-Emile Borduas et le prix Saidye Bronfman d’excellence en métiers d’ars. Membre de l’Académie royale des arts du Canada, il a également reçu l’Ordre du Canada. 

 OEUVRE EXPOSÉE             

   LE MINAUTAURE (1993)

(collection permanente du CMAQ)

GEORGES SCHWATZ

Georges Schwartz ouvre son propre studio de joaillerie à Montréal en 1954. Son talent et sa créativité seront officiellement reconnus lorsque le gouvernement du Québec lui commandera cinq broches offertes aux épouses de chefs d’État en visite à l’Exposition universelle de 1967. Puis en 1981, il est choisi pour créer et réaliser la broche offerte par le gouvernement du Canada à Lady Diana Spencer à l’occasion de son mariage avec le Prince Charles1. Entre 1986 et 1995, il est professeur invité à l’École de joaillerie et de métaux d’art de Montréal. En 2000, lorsqu’il ferme son studio, le Musée des beaux-arts de Montréal fait l’acquisition de cinq de ses bijoux, puis de trois autres en 2007, ainsi en 2010 d’un fonds comprenant dessins, photographies et moules de ses créations.

Source: Wikipédia

    OEUVRE EXPOSÉE

                   

 INCOGNITO  (1982) 

Matériaux: or 18k et malachite de 28 cts

Dimensions : 5 x 6,5 x 1,5cm

Valeur : 6 000 $

Crédit photo: 40 ans ÉJM Exposition rétrospective