Martin Léon initie une merveilleuse rencontre avec le deuxième Balado «Tout un bagage»

30 décembre 2020

La tisserande Julie Bénédicte Lambert et l’écrivain Jean-Philippe Baril Guérard ont une énergie contrastante; l’une est timide, l’autre est extraverti. Mais ils sont unis par leur art, aux similitudes frappantes.

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Celle qui crée des sculptures en tissant des fils de papier voit beaucoup d’analogies entre son travail et celui d’un romancier: «Quand on écrit une page, on place les lignes à l’horizontale, l’une après l’autre. C’est pareil quand on tisse: on passe les fils un à la fois pour construire».

Dans l’univers du tissage, il est possible de travailler avec différentes matières. Mais le papier reste la matière de prédilection de cette native de l’Ontario, même si se le procurer est un défi. Il lui a fallu attendre un an et demi avant de tenir dans ses mains sa première bobine de fil: prisé par l’industrie automobile pour son côté léger et résistant, le fil de papier n’est habituellement pas vendu en petite quantité, donc peu accessible aux particuliers. 

LE CHAOS ORGANISÉ 

Dans l’écriture de Jean-Philippe tout comme dans la création de Julie, il y a toujours une idée de départ, mais jamais de fin programmée. «Quand je commence un roman, c’est le bordel , affirme avec humour l’écrivain, acteur et metteur en scène. Parfois, la première scène écrite se passe au milieu de l’histoire. J’imagine alors ce qui s’est déroulé avant et après.» Il en est de même pour la tisserande: «Il me faut un plan... Mais, ensuite, tout peut arriver. Ça ne donne jamais ce que je croyais!»

Tous deux utilisent la technologie pour faciliter la création, même si cet aveu peut briser l’image poétique de l’artisan: alors que l’auteur de Royal (les éditions de Ta mère) tape sur un clavier d’ordinateur, la tisserande a parfois recours à un logiciel qui lui permet de réaliser des motifs plus complexes.

S’EXPOSER OU S’ISOLER?  

Julie Bénédicte Lambert ne semble pas toujours à l’aise avec la visibilité que lui apporte son métier. Elle avoue d’ailleurs à demi-mot qu’elle préférerait parfois s’isoler dans son atelier: «Ça fait partie de mon travail de montrer ce que je fais, j’en suis consciente. Et il y a aussi une grande satisfaction là-dedans! Mais c’est quand même contradictoire dans ma tête, l’intime et le public.» 

Pour tout connaître sur le processus créatif de ces deux artistes, et aussi pour assister à une incroyable rencontre humaine, découvrez le balado de la série Tout un bagage produite par le Conseil des métiers d’arts du Québec (CMAQ).

Source : Journal de Montréal - Article complet ici


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